19.08.2011

Aux flammes citoyenne !

Aux flammes citoyenne !
Débraille ton grand cœur,
Cavalcade cheyenne
Pour épopée majeure.
 
Déroule ton lasso
Pour claquer de concert,
Défoule tes assauts
Pour ruer sans tes fers.
 
Le mescal est tiré
L’ivresse n’attend pas,
Eperons à la clé
Libère l’halte là !!!
 
Appel des grands espaces
Sans clôture électrique,
Enterre les limaces
Direction l’Atlantique.
 
Charge les cales à bloc
D’espoir et folle envie,
Sur les flots équivoques
Tu trouveras la vie.
 
Qui va et n’attend pas
Qu’on la laisse accroupie,
Elle est là devant toi
Te conjure à l’oubli.
 
Rappelle tes instincts
Enterrés sous ta peau,
Ils fleurent bon l’« enfin »
Retrouvé pas si tôt.
 
Aux armes citoyenne
Il n’est jamais trop tard,
Pour effacer les blêmes
Et renaître en fanfare !
 
Or
 

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20.07.2011

MASQUE EN RADE

Baume de Venise pour combler mes envides,
Boire à la face cachée, aux vœux inavoués ;
S’élever au dessus de demain extralucides
Tenter de découvrir ma nouvelle identité.
 
Il faudra démasquer les traits dissimulés,
Passer sur le pont des sourires artificiels,
Atteindre l’inaccessible intériorité,
L’inconnu, les arcanes ultra-confidentielles.
 
Oublier le carnaval qui me métallise
Et les déguisements que j’endosse sans lutte,
Troquer tous les tissus velours qui m’immunisent
Pour une cotonnade blanche à l’état brut.
 
Y jeter en pâture les couleurs tourments
Puis les laisser se mélanger contre mon gré,
Peindre l’infinie plénitude sous serment,
Dessiner l’invisible pour les yeux bernés.
 
Scruter la vie intraveineuse qui s’ébauche :
Conscience en miroir même si ça déboussole,
Même si ça me cristallise le côté gauche
Et stigmatise mes extérieurs branquignols.
 
Masques en rades pour les décennies à venir,
Visage et cœur apaisés par l’exactitude
Des reflets lucides sur le canal sans ire,
Me convertir à la “Peace and love” attitude…
 
Or

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10.07.2011

Le chant du cygne

Le chant du Cygne

Le cygne fait des ronds dans l’eau
Et bien des plumes sont passées
Depuis le courant d’eau d’été
Le cygne fait des vagues à maux.

Au temps des senteurs de fougère,
Vert des berges tendres aux abords,
L’union de désespoirs si forts
Le temps d’un éclat primevère.

Il sait que l’eau vive va libre,
Que les demain flottent incertains,
Qu’ils clapoteront le mot fin
D’une danse nuptiale équilibre.

Le bec tenu par ses promesses
Il garde profil haut, placide
Face aux nénuphars combles vides
Qui ponctuent son décor tristesse.

Il guettera un signe, un chant
Aux tous prochains soleils torrides
Pour apprivoiser l’intrépide
Bonheur défiant ses contre temps.

Ancrer la nouvelle étincelle
Au plus profond de leurs émois,
Si les cygnes ne trompent pas
Ils vivront l’amour éternel…

 

Or

cygne.jpg

 

05.07.2011

Sagesse

Fais pas ci fais pas ça

Trouble de l’Or établit

Conseils souvent cancrelats

Car rarement j’obéis

 

Je bulle en zigzags choisis

Jeté de turlutte en mer

Ou marché du samedi

Pour des ripailles bélières

 

Je rince les « d’habitude »

Liquide vaisselle au miel

Pour brouiller les latitudes

Du train-train cérémoniel

 

 

 Tea time en jambes croisées

Mains sages, tasse de verveine

Dîner fesses relevées

Au vin rouge et bouches pleines

 

 Du vice et versa derechef
 
 
 Au rythme de mes lubies

Dans les vallées sur les reliefs

Je désempare l’ennui…

 

Or

 

Sagesse (A. Boussoussa)

 sagesse.jpg


08.11.2009

Magicienne d'Osmoz



Depuis la cime de mes jours
Jusqu’aux racines de mes nuits
La sève coule sans détours,
Fluide dont j’ai l’usufruit.

Feuilles tendues et dirigées
Vers le soleil mon bel ami
Nervures fières et charpentées
Limbes ouvertes je fleuris.

Je veux tendre vers la lumière
Et je redoute les ténèbres
J’allume aussi les réverbères
Pour éloigner sapins funèbres.

Les vents chauds ou froids se faufilent
Parfois mes branches s’entrechoquent
J’en perds un peu de chlorophylle
Je colmate avec des médocs.

Je m’en remets à mes natures
Pour m’habituer en temps voulu
A de folles températures
La météo est farfelue.

J’ose me nouer aux éléments
J’absorbe leur vitalité
Je cède valeureusement
Je me fond dans l’infinité…

Or



decoration



26.09.2009

Autour du feu

Je vais faire une pause Skynet.... J'en ai besoin. Mais je reviendrai bien vite ! Je ne vous oublie pas.... A très bientôt !
Laure
Foyer hasardeux
De brindilles éparses
Etincelles bleues
En lueurs et farces.
 
Crépitements sobres
Flammèches malines
En ce mois d’octobre
Qui s’allume, opine.
 
Lent embrasement
Des sens et des corps
On se sous-entend
L’automne s’endort.
 
Décembre à nos portes
On gagne en chaleur
Le brasier s’emporte
Flambée des ardeurs.
 
Entretien des flammes
La braise est à point
Le Malin se pâme
A brûle-pourpoint.
 
Hiver rigoureux
Janvier qui s’éteint
Temps du couvre feu
Fuite de Vulcain.
 
Mars en feux follets
Que j’attise en vain
Mes ailes brûlées
Ca sent le déclin.
 
La chandelle est morte
Je n’ai plus de feu
Je ferme la porte
Plus de goût au jeu.
 
Or

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24.09.2009

Persienne

Quand dans mon palais d’or, riant
Au nez  de tous les biens pensant
Je contemple ta mosaïque,
Je ne peux nier le diagnostic
J’ai envie de compter fleurette
A tes mille et une facettes.
 
La nuit venue je me soumets
Aux arcanes de tes reflets
Nous projetons des étincelles
Sur baldaquin de bagatelles
Composition sine qua non 
Ombres courbes et polissonnes.
 
Des guirlandes de déraison
Sur nos ternes végétations
Des vergers pour lieux de délices
Une fontaine pour complice
Irrigation de terre vierges
Pour nos deux sillons qui convergent.
 
Dans la semi-clarté lunaire
Je ne suis plus décisionnaire
De mes suppliques fragmentées
Des soupirs au vent claironnés
Quand mes effluves de jasmin
Transpirent en nos draps clandestins.
 
Chanter l’ad vitam eternam 
Pour fuir lendemains sans tam-tam
Se perdre au labyrinthe de pâmoison
Suivre le fil de l’irraison
Suspendus nos cœurs tourbillonnent
Dans les jardins de Babylone…
 
Or

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21.09.2009

Exorcisme

C’est le temps de la crise
Ma patience agonise
Saveurs de loin en loin
De mon amour bédouin.
Quant je tourne en bourrique,
Ane catégorique
J’abuse en paradoxes,
Dérègle mon juke-box.
J’intronise le fou
Du soi qui fausse tout,
Qui sévit au détour
D’un désert de vautours.
 
Enfer dans l’habitacle
De mon cœur réceptacle,
Flammes de mes envers
Qui brulent à tort et à revers
De médaille prévus.
Le jaune s’est terni
Pâle et sans facétie,
L’orangé est amer
Sur langue solitaire.
Quant au rouge carmin,
Peu à peu il déteint
Sur mes jours blanc-cassés,
Sur nuits noires anémiées.
 
Vade retro déprime !
Dépossède le spleen,
Exorcise mon mal
D’amour paranormal.
Rejouer les préludes
Tombés en désuétude,
Raviver les couleurs
Par signes avant-coureurs
Automne sous édit
Ordonné par magie :
Injonction au bonheur,
Voluptés à l’honneur…
 
Or

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19.09.2009

L'Ire d'Or

Quand ma colère gronde
Tout le monde aux abris
J’ai la raison qui fronde
Pardons au pilori.
 
De longs jours elle sommeille
Ravalée sans ménage
Ne dort que d’une oreille
Et pressent l’accrochage.
 
Mémé dans les orties
Quand c’est l’heure c’est l’heure
But en blanc elle surgit
Elle devient torpilleur.
 
Si elle monte en puissance
Elle franchit la limite
Balaye le bienséance
Me propulse en orbite.
 
Sourde mais pas muette
Vilains mots elle déverse
Puis part à l’aveuglette
La sagesse elle transgresse.
 
Elle vogue à fleur de maux
Brandissant l’étendard
Des blessures, des bobos
Et des « je te rembarre ».
 
Aveuglée elle dégage
En touche les « excuse me »
Faciles en déballage
Out la béni-oui-oui.
 
Elle passe l’arme à gauche
Parfois pour un regard
Ou souvent pour l’ébauche
D’une peine en miroir.
 
Vient le temps du flash back
Décortiquer l’instant
Comprendre enfin les couacs
Et voir demain plus grand.
Or

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17.09.2009

Contradictions

Bélier ascendant cancer
Combinaisons bipolaires
Le mur des lamentations
Sur un air d’accordéon.
 
Le balancier de mon horloge
Oscille entre  je m’arroge
Et  j’vous en prie après-vous,
Chahutant les gardes-fous.
 
Dans ma boîte secrète
Douce plume et arbalète,
Des cailloux et des bijoux,
Du métal, de l’acajou.
 
Des matins à cent à l’heure,
Des soirées tendre langueur,
Des sursauts d’activité,
Grand besoin d’oisiveté.
 
Je tumulte d’impatience,
De caprices d’adolescence
Puis je déploie tout mon flegme
Pour éviter les oedèmes.
 
Fardée d‘un blush à sourire
Affiché pour ne pas nuire,
Je m’exhorte et m’immunise
Contre mes envies valises.
 
N’osant jouer mon va-tout,
Je brûle par les deux bouts
Mes tourments multicolores
Qui ne sont que météores.
 
Regardant passer le train
Et l’amour peau de chagrin,
Je piétine l’herbe folle,
Mes pensées qui caracolent…
Or

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14.09.2009

Optimisme

Dévaler confiance
Tout schuss sans frémir
Slalomer malchance
Médailler le rire.
 
Dégommer les maux
En pétanque et kirs
Peiner en halo
Derrière un sourire.
 
Refouler du cœur
Les échecs passés
Nier « no future »
Aux projets lancés.
 
Attendre un messie
Venant se toquer
Se voiler d’envies
Pailleter l’aimé.
 
Lampe d’Aladin
Frottée en Candide
Rêver de demains
En tapis bolides.
 
Déprime esquivée
Bonheur à viser
Toujours m’imbiber
D’espoirs insensés.
 
Or

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12.09.2009

Le Bocuse du manoir

Dans les fabuleuses cuisines du manoir,
Le Chef n’exerce ses talents que quelques heures :
Les gourmandes connaissent ses nuits de déboires,
Ses insomnies et ses longues heures de labeurs.
 
Elles lui pardonnent en choeur c’est scandaleux,
Pourvu qu’il réinvente chaque jour sans cesse
D’autres recettes colorées aux goûts moelleux 
Pour assouvir les appétits de ces diablesses.
 
Artisan confirmé, maître dans sa partie,
Dans son laboratoire étrange il élabore
Des mélanges secrets, qu’il combine et pétrie
De ses deux seules paluches qui collaborent.
 
Il saupoudre les ingrédients doux-aigrelet
De fins délires et météo de ses humeurs,
Un docteur Jekyll ou mister Hyde adulé
Quand papilles se dédoublent en porte-bonheur.
 
Les menus peuvent en interpeller certaines,
Les saveurs sembler parfois un peu amorales;
Mais les Dames se délectent de ces aubaines
Et de leurs éloges il a une vraie fringale.
 
Ressentir les vibrations des bouches qui s’ouvrent
Pour engloutir ses subtiles préparations ;
L’inspiration qu’à chaque nuit il redécouvre
Lors de rêveries, volutes et palpitations.
 
Exciter leurs moindres désirs jour après jour,
Voir leurs sourires épanouis par tant d’abondance,
Jauger leurs œillades repues en contre-jour
C’est sa récompense, fontaine de Jouvence.
 
Or

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09.09.2009

Sabordage

Il était une fois
Plouf-plouf j’avais le choix,
Des mois à la dérive
Sur bouée complétive
Pour ne pas boire la tasse,
Dé-ventouser limace.
A se la couler douce
Sur gorge et frimousse,
En frissons décadents
Aux déclins des jours sans,
J’ai glissé sans remords
J’ai ripé sans tchador.
Pas de calendrier
Pour mes va-nu-pieds
Des mois d’anti-pastis,
Des menus travestis.
Mais la terre recule
Et les jours se cagoulent
De coups droits ou revers,
En jeux, sets éphémères.
Et puis à quoi ça rame 
Ces mirages qui m’affament ?
Pour love et cetera
Rufian et tralalas,
Mon cœur a écopé
De vouloir trop céder.
Passante aux cent soucis
D’un voyage en sursis,
Mer d’huile ou déchaînée
Les vents me sont contraires,
Truquer l’itinéraire,
Harponner mon amour
Sans lui porter secours
To let him go away
Le laisser s’échouer ...
 
Or

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05.09.2009

Too much

A se la jouer pourfendeur
De la médiocrité de masse
Et défiant l’apesanteur
De ma patience de bécasse,
 
Tu as outrepassé l’amour
Que je couvais vaille que vaille ;
Ras le bol de la Pompadour
En arrière plan qui s’encanaille…
 
Pas de complainte larmoyante
Pour expatrier déceptions,
Pas d’apostrophe suppliante
Qui sous-entend l’acclamation.
 
Je voudrais huer tes promesses
De lendemains qui s’enrichissent,
Quand j’aligne tes zéros prouesse
Qui s’accumulent en coulisse.
 
Ma patience se désinfecte
De toi, brigand de grand chemin
Mais mon cœur lourd encore respecte
Nos mots couchés en tournemain.
 
Demain à nouveau s’interroge
Blanc cassé ou polychromie,
Incertitudes je déloge
Pour nouveaux sens en eurythmie…
 
Or

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01.09.2009

Parcours botanique

Toi le semeur d’impatiences,
Tu cultives les florescences
Et tu viens les arroser
Quand le temps te le permet.
 
C’est selon la météo
Des urgences en stéréo,
Que tu visites tes fleurs
Attentionné fignoleur .
 
Distillant tes attentions,
Caresses et stimulations
Pour leur boutons mordorés
Qui s’épanouissent en journée,
 
Tu persistes en passionné,
En travailleur acharné,
A venir les bichonner
Pour mieux les déboutonner.
 
Elles sont capables d’outrances
Pour avoir ta préférence,
Sécrétant parfums d’outrage
Quand le temps est à l’orage.
 
Aveuglé par leurs couleurs,
Tu ne vois pas que mon cœur
Veut être la fleur unique
De ton parcours botanique...
 
Or

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29.08.2009

Septembre

Bientôt les vendanges
Sentiment étrange
Temps de la récolte
Odeurs désinvoltes.
 
Août sent la fin
Trop mûr mon raisin
Une autre saison
Autre lunaison.
 
Le fruit laisse place
Etat de disgrâce
Nature féroce
Et pas de négoce.
 
Razzia sur mes terres
Ma vigne ne crie guère
Elle reste droite
Allure adéquate.
 
Cycle inéluctable
Moment favorable
Si un fruit s’en va
Un autre viendra.
 
Septembre à ma porte
L’espoir me conforte
Un versant secret
Pouvoir repousser…

Or

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26.08.2009

Merci la vie

Déboussolée, perdant le nord
Sur nos chemins de désaccords
J’ai douté en solos nocturnes
J’ai voulu refermer notre urne.
Pour des hésitations  trop longues
Sur notre table de ping-pong,
J’ai baissé les bras un instant
Maudissant l’espace et le temps,
Quand  reléguée au froid dortoir
Je poireautais sous mes espoirs.
 
En déshabillé de pudeur,
Dédicacés en doux strip-cœurs,
J’ai rapiécé les accrocs leurre
Et ravalé mais poings rageurs.
Pour une passion parsemée
Aux pouvoirs sous-estimés,
J’ai renfilé mes escarpins
Saupoudrés de perlimpinpin
Au Rubik’s cube de tes lubies
Jetant mes défiances aux orties.
 
Nous contournerons le destin
Sans attendre la Saint Glinglin
Risquant de chambouler nos cœurs
Sur des airs aux rythmes fugueurs.
Rayant nos lignes parallèles
Qui jamais ne se constellent,
Traçant des courbes emmêlées
Sur des draps d’or immaculés,
Nous remercierons accroupis
Cette foutue garce de vie…
 
Prions !
Or
 

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23.08.2009

Anniversaire

Sept cent  trente jours modeleurs,
Sept cent trente nuits  qui effleurent,
Une impensable cohésion,
Une véritable obsession.
 
Début par jeu du chat-souris
Mais valdingue les théories,
Pour aborder chapitres vifs
Par courriers thermopropulsifs.
 
Des saisons de trompe-la-mort,
Outrecuidance et matamores
Pour divaguer dans nos ailleurs,
Se spécialiser  estampeurs.
 
Marquée du sceau  libertinage,
Déjouant le contre espionnage 
Notre voie semblait sans-embûche
Bien que zappant quelques trucmuches.
 
Tempéraments torrentueux
Qui s’éveillent tumultueux,
Quand les sombres doutes s’installent
Et nous égarent  en vils dédales.
 
Cascades d’incompréhensions
Et de fixettes convulsion,
Nous avons rebondi  pourtant
Sur le trampoline excitant.
 
Pour fêter nos noces de cuir,
Nous échapper  enfin et jouir
De cet  amour qui nous chahute,
De cette passion uppercut…
 
Or

 

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19.08.2009

A coeur ouvert

A cœur ouvert
 
Deux décennies à cœur ouvert
A faire monter les enchères
Toujours plus bas enfers spirales
Toujours plus haut coups sans morale
 
Coups de bistouri despotiques
Pansage et promesses oniriques
Développant non sans friction
Le don de cicatrisation
 
Hivers à se hérissonner
Etés à se pelotonner
J’ai chloroformé mes furies
Et anesthésié mes envies
 
Mon myocarde bien trop à vif
S’est scratché sur un récif
Sans le moindre signal d’alarme
Il s’est échoué sans vacarme
 
Un sauvetage in-extrémis
A la limite du précipice
Ils ont relancé la chamade
Pour une nouvelle escapade
 
Un coup de semonce très clair
Que cet incident vasculaire
Un nouveau départ en fanfare
Couleurs d’un nouvel étendard
 
Sous le signe des jours heureux
Je veux un jardin luxurieux
Loin des années purgatoires
Je veux pulser sans désespoir…
 
Or

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16.08.2009

Dédoublement

Lorsque je chante « Noir c’est noir »,
Pas un regard dans le miroir
Car je n’ose pas affronter
Le reflet de mes simagrées.
 
Je m’ignore royalement,
Je m’installe à l’arrière plan,
M’observant à la dérobée
Je préfère me dédoubler.
 
L’inconscient malmené libère
Ma schizophrénie passagère,
S’engouffre comme une bourrasque
Et impose le sombre masque.
 
Je m’écrie : c’est pas moi c’est elle !
Connais pas cette sauterelle,
Gesticulant dans tous les sens
Qui flagorne un présent non-sens.
 
Le plus souvent je lui tiens tête
Elle est dure et parfois abjecte,
Des escarmouches tapageuses
Qui me laissent nécessiteuse.
 
Alors quand tous les maux s’entassent,
Quand parfois le spleen menace
Que j’en viens à capituler,
Elle décolore mes journées
 
En dégradés de mon ennui,
Sables mouvants brouillamini ;
Elle noie ma nature en eau vive
Et mon essence combative.
 
Où est donc la femme orangée ?
Il reste juste un froid bleuté
Recouvrant ma verte prairie
Où est donc la femme fleurie ?
 
Or

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13.08.2009

Coeur en travaux

Humeur en guenille
Un cœur qui tortille
S’agite et s’essouffle
Devient waterproof.
 
Las de tant d’efforts
Pour trouver l’accord
Des jours à gravir
Des nuits à gémir.
 
Un cœur fatigué
Un cœur divulgué
Fragile et criblé
D’attente aveuglée.
 
Il en a sa claque
D’éviter les flaques
En élans déchus
De mots retenus.
 
Espace étriqué
Envie révoquée
Coucher, pas bouger
Défense d’oser.
 
Le temps passe et fuit
Mon cœur à l’abri
Est insatisfait
D’être délaissé.
 
Accès en travaux
Pour soigner mes maux
Détour provisoire
Pour sens migratoires…
 
Or
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09.08.2009

Hantée

Hantée
 
Un esprit follet de décembre
Règne sur mon anti-chambre,
Patte de velours  avancée,
Caresses manigancées.
 
Dans mes couloirs sombre comtesse
Il déambule avec noblesse,
Surgit à l’heure point nommée :
Ma créature bien aimée.
 
Ombre fidèle aux mains d’argent
Qui colore mon firmament,
Sans lui je me perdrais sans doute
Mon cœur serait en banqueroute.
 
Il n’aurait plus qu’à demeurer
Travesti de rictus forcés,
Au dédale des jours d’ennui,
En l’absence de sauf-conduit.
 
Drôle d’apparition qui zébule,
Sa fantaisie qui funambule
Sur le fil du juste milieu
Entre spleen et cœur facétieux.
 
J’ai fondu mon regard acier
Pour sa présence en balancier,
Pour de brefs instants volés
Dans l’alcôve si convoitée.
 
Je veux qu’il hante encore mes lieux
Suivant les corridors scabreux,
Qu’il frôle ma peau désoeuvrée,
Tourmente mes sages pensées.
 
Brillant esprit et diablotin
C’est le passager clandestin
De ma conscience édulcorée
De ma vie terne à redorer. 
 
Or
decoration

03.08.2009

Nuit plurale

Nuit plurale
 
Sous les pins paresseux
Nous exauçons nos vœux
En noces vespérales,
Effluves amorales.
 
Les tours de main s’activent
Aux désirs qui s’inscrivent,
Les souffles déboutonnent
Les caresses braconnent.
 
Et l’humus transpire
D’étreintes à la tire
Aux vents chauds qui décuplent
Nos ardeurs au centuple.
 
De brigandages sensuels
En hold-up gestuels,
L’abri devient repère
Sous l’œillade lunaire.
 
Soupçon de décadence
Pour Lady en balance,
Pincée d’amour sincère
Pour Dandy voluptuaire.
 
Jouissance à l’honneur,
Exhalaisons majeures,
Semences délestées
Sur l’autel avidité.
 
Sous les pins paresseux
Crépuscule brumeux
Nos deux corps fécondés
Reposent enfin comblés.
Or
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30.07.2009

B.D

Ma bande dessinée
Prend vie sous tes mains
Album sans baratin
Aux couleurs libérées.
 
Tu sais tracer mes courbes
Ambidextre et agile
D’un geste très habile
T’envoies valser ma robe.
 
Je suis bien dans ta bulle
Et tu vaux cent Tintin
Reporter diablotin
Scoop d’enfer, tu m’émules.
 
Tu me feuillètes entière
Je frémis d’aventure
Oubliée l’armature
Et vive la guêpière.
 
Le scénario prend forme
Les miennes t’inspirant
Maints rebondissements
Qui n’ont rien d’uniforme.
 
Me tenant en haleine
Tu décides d’entrer
Dans le vif du sujet
Et nous vivons la scène.
 
La lecture à voix basse
S’accélère soudain
Car l’issue n’est pas loin
Offerte en dédicace.
 
Ma bande dessinée
A pris vie sous tes mains
Album de nos desseins
Aux couleurs imprimées.
 
Or
decoration

22.07.2009

Voix Lactée

Je m’échappe au petit bois
Les douze coups de minuit
En moi rien n’est endormi
Et je suis chienne aux émois…
 
Voix basse d’outre-existence
Vision de l’ombre imposante
Un double V qui me hante
Je suis à la confluence…
 
Silences qui en disent long
Soupirs non retenus
Un double S bienvenu
Je suis sourde à ma raison…
 
Onde et pensée qui chatouillent
Organisme chamboulé
Un double O débauché
Je suis fan de mon arsouille…
 
Harmonie en crescendo
Havre d’essences en fusion
Un double H impulsion
Je suis liée de facto …
 
Je m’échappe au petit bois
Pas besoin de sauf-conduit
En transfuge je m’enfuis
Je suis chatte sur son toit...
 Or

 

decoration